« Tout individu a droit à la liberté d’opinon et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelques moyen d’expression que ce soit. » Article 19 – Déclaration universelle des droits de l’homme. 

S’exprimer, prendre la parole sont des actes forts face à son interlocuteur. Encore faut-il ne pas amputer notre pensée et notre façon de voir. Ne pas s’intérioriser et se laisser gentiment consummer par la culpabilité d’une idée différente. L’exercice est difficile. Quand les codes d’une société vous orientent et vous placent dans des cases bien trop strictes et carrés. Dès l’enfance, l’auto-censure fait surface. Rappelez-vous, lorsque petit, vous organisiez un spectacle pour vos parents. Votre esprit, porteur d’insousciance, et, parfois, de ridicule, vous laissait oser être vous-même. Et peut-être une fois votre mère / votre père vous fait remarque : « Non pas de cette façon, ne dis pas ça ! ». La première auto-censure éclo. Exptrapolons ce moment dans le contexte actuel, où l’ouverte au monde et son exploration se font derrière un clavier. Il suffit de tapoter certains mots clés afin de tomber nez à nez avec une image dérégeante, affligeante, blessante. Où se trouvent les limites de notre censure actuellement, lorsque tout notre quotidien virtuel semble tronqué par de savants calculs. Y’a-t’il réellement la possibilité de s’exprimer, d’être le guide de ses pensées, ou sont-elles trompées et trompeuses ?